L'assurance-vie est souvent considérée comme un des investissements les plus avantageux sur le plan fiscal. Toutefois, une question commune reste en suspens : le montant que le bénéficiaire touche lors du décès est-il exempt de toute taxation? Le plafond de 152 500 euros, souvent cité comme exonéré d'impôt, est-il pleinement perçu par le bénéficiaire?
Lors d'une consultation, un lecteur a souhaité clarifier si ce montant, établi pour l'héritage d'une assurance-vie, correspond à la somme que son fils recevra après son décès. La réponse, publiée dans Capital le 7 octobre 2025, apporte des précisions cruciales.
Un abattement fiscal applicable
Selon l'article 990 I du Code général des impôts, les contrats d'assurance-vie souscrits avant les 70 ans du souscripteur bénéficient d'un abattement de 152 000 euros par héritier. Cet abattement inclut le capital transmis et les gains générés. Ainsi, tant que le montant reçu ne dépasse pas 152 500 euros, le bénéficiaire conserve l'entièreté de cette somme sans être soumis à l'impôt, aux droits de succession, ni aux prélèvements sociaux.
Les implications fiscales au-delà du plafond
Il est essentiel de noter que si le montant excède 152 500 euros, une taxation progressive s'applique. Pour les sommes comprises entre 152 500 et 852 500 euros, un taux de 20 % s'applique, tandis qu'au-delà, il atteint 31,25 %. Par exemple, pour une assurance-vie de 200 000 euros, le bénéficiaire pourrait percevoir 152 500 euros sans impôt, mais il aurait à acquitter 9 500 euros sur les 47 500 euros restants, soit 20 % de cette somme.
Conclusion sur l'abattement
En résumé, tant que le contrat d'assurance-vie demeure en dessous du seuil de 152 500 euros lors du décès, l'héritier perçoit la totalité sans aucune imposition. Il est donc judicieux d'anticiper et de bien se renseigner sur ces questions fiscales pour protéger au mieux vos héritiers.







