Le contrat d'assurance vie séduit de plus en plus les Français grâce à sa flexibilité et à des avantages fiscaux intéressants. Ce placement permet à chacun de constituer une épargne tout en se projetant sur des projets futurs ou en se constituant un complément de revenus à la retraite.
L'investisseur peut choisir entre un contrat monosupport, dédié aux fonds en euros, ou un contrat multisupport, combinant fonds en euros et unités de compte. Bien que ces dernières puissent offrir de meilleures performances, elles sont risquées, avec un capital non garanti. À l'inverse, les fonds en euros, bien que moins rémunérateurs, offrent une sécurité appréciable. Voyons de plus près leurs spécificités.
qu'est-ce qu'un fonds en euros en assurance vie ?
Dans le cadre d'un contrat d'assurance vie, le fonds en euros est une option d'investissement qui garantit le capital investi par l'épargnant. Il se décline principalement en deux catégories :
- les contrats monosupports : uniquement des fonds en euros, sécurisés mais peu rémunérateurs ;
- les contrats multisupports : qui associent fonds en euros pour sécuriser une partie de l'épargne investie et des unités de compte, plus risquées, mais potentiellement plus rémunératrices.
Bien qu'il soit primordiale de souligner qu'il n'existe aucun placement sans risque, les fonds en euros s'adressent principalement aux épargnants prudents. L'assureur garantit le capital, permettant ainsi au titulaire d'avoir l'assurance de récupérer au moins le montant investi. De plus, les fonds en euros permettent un accès rapide aux capitaux.
Les fonds en euros génèrent des intérêts annuels, réinvestis chaque année pour créer des gains supplémentaires. Contrairement aux livrets d'épargne, leur taux de rendement est variable et dépend des choix d'investissement du gestionnaire. Actuellement, une large majorité des fonds investis en assurance vie se trouvent dans des fonds en euros, bien que la tendance évolue vers une augmentation des unités de compte, notamment en raison de l'affaissement des performances des fonds en euros.
fonds en euros : transparence et diversité
La composition des fonds en euros varie entre les différents établissements. Trois types de fonds en euros se distinguent :
- fonds en euros classiques : composés à 80 % d'obligations, ils offrent une sécurité maximale, mais une rentabilité souvent très basse ;
- fonds en euros diversifiés : semblables aux classiques, avec une part plus importante d'actifs difficiles mais générant un rendement supérieur ;
- fonds dynamiques : investis sur des supports plus risqués (actions, immobilier) pour une meilleure rentabilité, mais engageant aussi une partie des fonds sur des unités de compte.
Avec les fonds en euros, la croissance des plus-values est modeste, mais le risque de perte de capital est minimisé.
rendement des fonds en euros : un bilan mitigé
Le rendement des fonds en euros a connu une tendance à la baisse au cours des dernières années, frôlant des niveaux très faibles. En 2020, le rendement moyen se situait entre 1,08 % et 1,30 %, et cette tendance s'est poursuivie en 2021. Comparés aux livrets d'épargne, les fonds en euros semblent moins attractifs. Cependant, certains fonds dynamiques ont enregistré des performances intéressantes, dépassant parfois les 2 %.
Le véritable avantage des fonds en euros se révèle sur le long terme, générant des intérêts plus intéressants après cinq à huit ans. Avant de choisir un fonds, il est crucial de comparer les différentes offres, en tenant compte des rendements nets des frais, souvent indiqués brut.
Bien qu'une légère remontée des taux ait été notée récemment, leur attrait continue de se diluer, et de nombreux experts prévoient que les contrats monosupports deviendront moins courants, compte tenu de la chute continue de leurs rendements.
une fiscalité avantageuse pour les fonds en euros
L'assurance vie représente une option fiscalement avantageuse. Pour les contrats en fonds euros, la fiscalité est la suivante :
- Les intérêts générés sont soumis aux prélèvements sociaux, à hauteur de 17,2 % chaque année.
- Lors d'un rachat parti ou total, le capital lui-même est exonéré d'impôts. Cependant, les intérêts générés sont soumis à imposition selon deux options :
- Imposition sur le revenu au barème progressif, avec prélèvements sociaux (17,2 %);
- Imposition forfaitaire libératoire ou prélèvement forfaitaire unique (selon date de prime), augmenté des prélèvements sociaux (17,2 %).
- Après huit ans, un abattement fiscal de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple est accordé sur les intérêts.
La fiscalité et les options de rachat sont donc des facteurs clés à considérer lors du choix d'un fonds en euros.







