Maîtriser son tour de taille est plus complexe de nos jours qu'il y a cinquante ans, selon une étude canadienne. Plusieurs facteurs environnementaux et un style de vie modifié sont pointés du doigt.
Vous avez du mal à garder votre poids idéal ? Pas de panique, votre lutte annuelle contre les kilos superflus n'est peut-être pas entièrement de votre faute. Des chercheurs de l'université de York au Canada ont étudié les habitudes alimentaires de 36 000 adultes américains entre 1971 et 2008, ainsi que l'activité physique de plus de 14 000 individus entre 1988 et 2006. Ces données ont été comparées à leur indice de masse corporelle (IMC).
Les conclusions sont surprenantes : à alimentation et niveau d'activité physique identiques, le poids des individus a considérablement augmenté. En effet, une personne suivant un régime similaire pèserait 10 % de plus en 2008 qu'en 1971. Et si elle maintient le même niveau d'effort physique, cela passe à 5 %. Ruth Brown, scientifique principale, explique que si vous avez 40 ans en 2015 et souhaitez mincir, il vous faudra réduire votre consommation alimentaire et intensifier vos activités sportives par rapport à une personne de votre âge dans les années 70.
Les facteurs du mode de vie moderne
Pourquoi ce phénomène ? Les chercheurs attribuent cette disparité à plusieurs facteurs environnementaux. La vie moderne, souvent plus stressante, ainsi que les polluants alimentaires comme les pesticides, affectent notre métabolisme en dérangeant notre système endocrinien. D'autres raisons évoquées incluent la surconsommation de médicaments, les habitudes alimentaires et la lumière ambiante à laquelle nous sommes exposés.
Cette étude confirme une idée largement acceptée : se limiter à des salades et des jus de légumes occasionnellement ne suffit pas pour maîtriser son poids. Une alimentation équilibrée, associée à des exercices réguliers et un mode de vie sain, est essentielle. Alors, pourquoi ne pas envisager de ralentir un peu le rythme quotidien pour améliorer sa santé ?
(1) Cette recherche a été publiée dans la revue Obesity Research & Clinical Practice, utilisant des données de 36 377 adultes américains issues de l'Enquête nationale de santé et nutrition.







