À partir du 1er octobre 2022, les termes "steak végétal" et "bacon vegan" vont disparaître des étiquettes des produits alimentaires dans les supermarchés. Cette décision, établie par un décret publié le 29 juin dernier, vise à modifier la manière dont ces produits sans viande sont désignés.
Historiquement, ces produits avaient pour but de reproduire le goût ou l'apparence de la viande, mais l'industrie de la viande a qualifié ces dénominations de "tromperie". La Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA) a exprimé son soutien envers cette initiative, arguant qu'elle vise à garantir une "transparence" dans l'information des consommateurs et à protéger les désignations des produits d'origine animale.
Les implications pour l'industrie végétale
À l'autre bout du spectre, l'Observatoire national de l'alimentation végétale émet des réserves concernant l'impact potentiel de cette décision sur la filière végétale. Les experts se montrent préoccupés, craignant que cela freine le développement de solutions alternatives à la viande, surtout à une époque où l'Union Européenne souligne l'importance de promouvoir une alimentation plus durable.
Les critères de qualité des steaks végétaux
Malgré la polémique, il est essentiel de rappeler que tous les steaks végétaux ne sont pas nécessaires de bonne qualité. Une diététicienne a récemment recommandé que ces produits contiennent au moins 12 à 15 % de protéines, pas plus de 10 % de graisses, et un maximum de 1,25 g de sel. Cependant, de nombreuses études, y compris celle menée par 60 millions de consommateurs, ont révélé que beaucoup d'entre eux contiennent un excès de sel, de gélifiants et de colorants au détriment de leur apport en protéines.
Source : décret du 29 juin 2022 relatif à l'utilisation de certaines dénominations pour les denrées à base de protéines végétales, JO.







