Une habitante de L'Hermenault, âgée de 69 ans, ne perçoit qu'une modeste pension de 37,21 € par mois, après avoir consacré sa vie à travailler pour ses proches sans être déclarée. Ce cas illustre les difficultés rencontrées par de nombreuses femmes de sa génération, souvent invisibles dans la sphère socio-économique.
Une vie de travail non déclaré
Cette Vendéenne a principalement aidé son père, artisan dans la fabrication de matelas, sans jamais être rémunérée officiellement. "J'étais là, je travaillais avec mon père, c'était difficile mais je ne voyais pas cela comme un emploi", a-t-elle confié à Ouest-France. Malgré la dureté de ce travail, elle ressentait une forme de soumission familiale, ne se sentant pas légitime à exiger une déclaration de sa part.
Son parcours a continué de ce même registre lorsque, plus tard, elle s'est investie aux côtés de son mari, garagiste. En cumulant des tâches telles que la comptabilité et l'accueil, ces heures de travail restaient non déclarées, considérées comme de simples contributions conjugales plutôt que comme une activité salariée. Seules quelques interventions comme le transport de télégrammes lui ont permis de générer des droits à la retraite.
Une solidarité mal reconnue
Refusant de faire appel à l'ASPA (Allocation de solidarité aux personnes âgées) de peur que l'État récupère des sommes sur sa succession, cette retraitée préfère gérer avec ses faibles revenus. Dans la région des Pays de la Loire, une réalité inquiétante se dessine : les femmes retraitées touchent en moyenne 22 % de moins que leurs homologues masculins, comme le souligne Ouest-France.
Bien que des réformes aient été mises en place depuis 2006 pour protéger les conjoints collaborateurs, notamment l'obligation de déclaration, bon nombre de femmes, comme celle-ci, se retrouvent sans accès à ces droits. Malgré les défis financiers qu'elle continue d'affronter, elle trouve la sérénité dans la nature et le bonheur de voir ses petits-enfants, déclarant : "Tout ça, ça n'a pas de prix!"







