Avec le vieillissement de la population, les fractures du col du fémur, un os clé de la cuisse reliant l’articulation de la hanche, sont en forte augmentation. La fragilisation des os et l'usure des articulations, en particulier chez les personnes souffrant d'ostéoporose, rendent les chutes particulièrement risquées et peuvent entraîner des fractures graves.
Il est crucial de traiter ces fractures rapidement pour prévenir des conséquences graves, comme la dépendance chez les personnes âgées. Une intervention chirurgicale s'avère souvent nécessaire, permettant d'évaluer l'état osseux du patient et de déterminer les soins à prodiguer.
Fracture du col du fémur : une intervention chirurgicale urgente
En cas de fracture, le corps médical recommande généralement une opération chirurgicale orthopédique dans les plus brefs délais. Bien que cette opération ne soit pas une urgence vitale, une intervention rapide améliore les chances de préserver la vitalité de la tête du fémur. Deux options chirurgicales principales sont envisagées :
- Prothèse de hanche : Ce traitement consiste à retirer totalement la tête du fémur pour la remplacer par une prothèse. Bien que couramment réalisée, cette opération demande une expertise en raison de sa complexité. Elle peut être totale ou intermédiaire, dépendant de l'état du cartilage de l'articulation.
- Ostéosynthèse : Également appelée traitement conservateur, cette opération vise à stabiliser la fracture à l'aide de matériel chirurgical comme des vis ou broches. Elle est surtout appliquée chez les patients plus jeunes, dont les articulations sont encore en bon état.
Hospitalisation et temps de réhabilitation : des étapes clés
L'hospitalisation, généralement d'une durée de 8 jours, et le temps de réhabilitation après une chirurgie du fémur sont cruciaux. Ce type de blessure peut augmenter le risque de dépendance chez les personnes âgées.
La récupération complète de la mobilité peut nécessiter de 3 à 6 mois, ainsi qu'un suivi en rééducation de 1 à 2 mois. En cas de non-respect de ces délais, des complications telles que des luxations de hanche peuvent survenir, aggravant ainsi la perte d’autonomie et impactant la santé globale des patients âgés.







