Une étude récemment réalisée par le ministère de l'Environnement et de l'Alimentation du Royaume-Uni révèle que près de deux poulets sur trois vendus dans les supermarchés sont infectés par une souche résistante aux antibiotiques de la bactérie Escherichia coli.
Auparavant, une recherche menée par l'Université de Cambridge avait déjà montré qu'un poulet sur quatre contenait cette bactérie. Toutefois, les dernières révélations indiquent une situation encore plus préoccupante, soulignant la prolifération de cette souche dangereuse dans l'approvisionnement alimentaire.
La résistance issue des pratiques d'élevage
Cette montée en puissance de l'infection est attribuée à l'usage croissant d'antibiotiques administrés aux poussins pour prévenir des infections. Malheureusement, cette pratique a conduit à l'émergence d'une résistance accrue chez les volailles face à E.coli, rendant les traitements moins efficaces.
Les risques pour la santé des consommateurs
Bien que la souche en question ne cause ni vomissements ni intoxications alimentaires, les chercheurs mettent en garde : la consommation régulière de cette viande pourrait engendrer une résistance chez les consommateurs eux-mêmes. Ainsi, des traitements médicaux devenant peu efficaces face à certaines maladies qui nécessitent des antibiotiques de première intention.
Récemment, le Parlement européen a voté la prohibition des traitements antibiotiques collectifs préventifs dans les élevages. Cependant, les discussions avec les États membres ne commenceront qu'en 2017. De plus, la position de la Grande-Bretagne, suite au Brexit, pourrait la rendre moins encline à suivre ces nouvelles réglementations en matière d'antibiotiques vétérinaires.







