Revenu vivre sur le littoral après sa retraite, André Jabier, 58 ans, a décidé de mettre son expérience au service des autres en devenant bénévole à la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Un engagement qu'il espère prolonger aussi longtemps que possible.
Rencontré à la gare de Granville (Manche), André est facilement identifiable avec sa veste de sauveteur. Accompagné de son épouse Fabienne, également bénévole, il nous invite à découvrir leur vie au bord de la mer. Ancien salarié de la RATP, où il a passé 25 ans à maintenir les voies ferrées parisiennes, il a aussi été pompier volontaire. Cette expérience l’a amené naturellement à s’engager dans le sauvetage en mer après avoir connu l’esprit d’équipe et d’entraide au sein de la caserne.
De pompier à sauveteur en mer : un chemin inattendu
André Jabier : Mon aventure de pompier a commencé par hasard, lorsque j'ai dû éteindre un feu de voiture. Après une carrière de quinze ans comme pompier volontaire, j’ai dû m’arrêter en raison d’une blessure à l’épaule. En m’installant près de Granville, j'ai voulu continuer à m'engager et un conseil de collègues m'a naturellement dirigé vers la SNSM. Ayant déjà fait des dons à l'association et étant plongeur, cela semblait une bonne opportunité.
Rôle et missions au sein de la SNSM
A.J. : À la SNSM, je suis bénévole embarqué et j'interviens au-delà des 300 mètres des plages, en soutien aux nageurs-sauveteurs. J’ai récemment été nommé président de ma station, une responsabilité que j’ai acceptée malgré le travail administratif que cela implique. Pour que notre équipe fonctionne, j’ai formé un bureau avec d'autres bénévoles expérimentés, ce qui facilite la coordination de nos missions.
Passion et engagement
A.J. : Ce qui me motive dans cette mission, c'est le travail d'équipe. Dans notre station, les bénévoles proviennent de divers horizons, ce qui enrichit notre collaboration. J'aspire à apprendre en permanence, notamment par le biais des formations que je suis, comme celle de plongeur professionnel. J’apprécie aussi l’adrénaline que procure le sauvetage, tout en restant prudent et réfléchi face aux situations à risque.
Malgré la possibilité de faire face à des victimes, j'adopte une approche pragmatique, gardant mes émotions pour moi-même et les partageant uniquement avec mes proches après une intervention. Je ne me considère pas comme un héros, mais simplement comme une personne désireuse d’aider. Je suis motivé par la conviction que mon engagement est précieux tant que mes capacités le permettent.
La SNSM recherche toujours des bénévoles, tant en mer qu'à terre. Pour soutenir cette cause et permettre à chacun de contribuer à la sécurité maritime, n’hésitez pas à visiter le site www.snsm.org.







