Alors que les rendements des livrets d'épargne et de l'assurance-vie en euros diminuent, les parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) se distinguent par leurs atouts.
Un placement rassurant et rentable
Investir dans l’immobilier est une option séduisante. Les SCPI possèdent des biens pour le compte des épargnants, permettant ainsi aux investisseurs d’obtenir une part des loyers générés par un large portefeuille immobilier. Le gestionnaire de la SCPI se charge de toutes les opérations, que ce soit pour les locations, les travaux, ou les transactions immobilières.
Le revenu annuel, également appelé dividende, est versé trimestriellement après déduction des frais de gestion, des travaux, et des impôts fonciers. Pour une retraite complémentaire, privilégiez les SCPI de "rendement", qui se concentrent sur des biens tels que bureaux, magasins et entrepôts, souvent plus rentables que les logements.
En 2018, le rendement moyen des SCPI se chiffrait à 4,39% avant impôt, une performance toujours supérieure à celle des fonds en euros, dont le rendement s’établit à environ 1,6%.
L'année dernière a été marquée par une reprise économique bénéfique pour les SCPI. Jean-Marc Peter, directeur général de Sofidy, a noté que le taux de vacance des locaux a diminué, permettant d’augmenter certains loyers lors des relocations, ce qui a rehaussé le revenu pour les épargnants.
En 2017, l'engouement pour les SCPI était tel qu'il était difficile de trouver des biens à acquérir. Cependant, 2018 a vu un retour à la normale, rendant la collecte de fonds plus en phase avec le marché immobilier. Les porteurs de parts ont bénéficié de revenus stables et d'une appréciation de leur capital, le prix des parts ayant crû de près de 20% en dix ans, selon l'Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim).
Cependant, les parts se vendent désormais à prix élevé. Jean-Marc Peter prédit un nouveau cycle où les revenus devraient croître davantage, bien que les plus-values à la revente soient moins significatives. Avec des taux d'intérêt actuellement autour de 1% sur dix ans, il est aussi envisageable d'acheter des parts à crédit, transformant ainsi le placement en un auto-financement.
Les frais et la fiscalité : attention aux impacts sur les rendements
Il est important de garder à l’esprit que les SCPI sont soumises à une forte fiscalité. Les revenus qu’elles génèrent entraînent des prélèvements sociaux de 17,2% ainsi que l’imposition sur le revenu. Par exemple, avec un taux d’imposition de 30%, cela signifie que près de la moitié des gains est prélevée, ne laissant qu’un rendement net de 2,37% pour un taux de 4,5% brut.
De plus, les frais d'entrée allant de 7% à 10%, inclus dans le prix des parts, peuvent réduire la rentabilité si l’investissement est réalisé sur une courte période. Il est donc conseillé d'envisager un investissement en SCPI pour une durée d'au moins quinze ans afin d’amortir ces frais.







