La question du retour de la demi-part fiscale supplémentaire pour les veufs et veuves a occupé le devant de la scène parlementaire fin 2024, lorsque l'Assemblée nationale a voté en faveur de ce dispositif. Cependant, le gouvernement actuel n’a pas intégré cette mesure dans le budget de 2025.
Demi-part fiscale : un dispositif en péril
Depuis 2014, la demi-part fiscale, qui permet aux veufs et veuves d'atténuer l'impact fiscal suite au décès de leur conjoint, a été considérablement restreinte. Actuellement, seuls les conjoints survivants d'anciens combattants ou ceux ayant élevé un enfant pendant au moins cinq ans après le décès bénéficient de cet avantage fiscal.
En octobre dernier, le député de l'Yonne, Daniel Grenon, a tenté de raviver ce dispositif en proposant un amendement visant à élargir son accès à tous les veufs et veuves ayant élevé au moins un enfant. Bien que l'Assemblée nationale ait donné un avis favorable, le gouvernement de Barnier a émis des réserves en raison du coût estimé à un milliard d'euros.
Tous mécontents : la décision du gouvernement pour 2025
Malgré l'accueil positif de l'idée par les députés, la nouvelle administration dirigée par François Bayrou a confirmé la position de son prédécesseur. La demi-part fiscale ne figurait pas dans le budget de 2025, laissant ainsi de nombreux veufs et veuves dans l'incertitude concernant leur situation fiscale. Le gouvernement estime qu’une telle dépense serait difficile à justifier alors qu’il s'efforce de réduire le déficit public.
Au final, la situation reste inchangée pour la majorité des veufs et veuves français, qui ne pourront pas bénéficier de la demi-part fiscale cette année. La recherche d'économies par le gouvernement semble avoir pris le pas sur les préoccupations des ménages touchés par un deuil.







