Selon le dernier rapport de la direction des statistiques (Drees), un nombre croissant de personnes âgées sollicitent le minimum vieillesse, connu également sous le nom d'Allocation spécifique aux personnes âgées (ASPA). Ce dispositif est crucial pour garantir un niveau de ressource minimum, bien en deçà du seuil de pauvreté.
Un recours en hausse
Le rapport de la Drees, publié le 31 juillet, révèle que le nombre de bénéficiaires a crû de 4,6 % entre 2022 et 2023. À la fin de l'année 2023, près de 723 020 personnes touchaient cette aide. Cette tendance s'est installée depuis 2018, avec une augmentation particulièrement forte chez les retraités du régime de la MSA (mutualité sociale agricole), totalisant + 9,4 % en raison de pensions de retraite plus faibles.
Conditions d'éligibilité et bénéficiaires
Pour être éligible à l'Aspa, il faut avoir au moins 65 ans (ou 62 en cas d'invalidité) et résider en France une grande partie de l'année. Les ressources annuelles doivent être inférieures à 12 411,44 € pour une personne seule, et 19 268,80 € pour un couple. Plus de 14 % des bénéficiaires n'ont jamais cotisé à un régime de retraite et d'une grande majorité sont des femmes (78 %).
- L'Aspa complète les faibles pensions de retraite, avec un maximum de 1034 euros pour une personne seule en 2025.
- Les allocataires perçoivent en moyenne 499 euros par mois, un chiffre très éloigné des 1 580 euros de moyen pour les autres retraités.
Distribution géographique et perceptions
En France, 4,2 % des personnes âgées de 62 ans et plus reçoivent cette aide, mais certains départements montrent des taux alarmants, notamment dans les départements d'outre-mer où le chiffre atteint 16,4 %. À Paris et en Seine-Saint-Denis, ces taux sont également supérieurs à la moyenne nationale.
Malgré l'importance de ce soutien, il est crucial de noter que la moitié des personnes éligibles à l'Aspa ne la réclament pas, souvent par méconnaissance ou par crainte de complications, telles que la récupération sur la succession.







