Une petite touche de cannelle ou de curcuma sur vos plats, ou une infusion de gingembre pour soulager l’estomac, peuvent-elles compromettre l’efficacité de vos traitements ? Des études récentes en apportent des réponses.
Les épices sont appréciées pour leur capacité à rehausser le goût et la couleur des plats, mais elles offrent également de nombreux bienfaits pour la santé. Geneviève Martin-Callède, auteur d’un ouvrage sur les plantes médicinales, souligne les vertus exceptionnelles de ces ingrédients.
Les épices à surveiller : curcuma, gingembre et cannelle
Toutefois, saupoudrer de la cannelle sur vos desserts ou ajouter du curcuma à vos légumes pourrait avoir des conséquences sur la prise de médicaments à long terme. D'après des recherches récentes, trois épices que nous utilisons souvent peuvent interagir avec certains traitements médicamenteux.
Les épices concernées sont :
- Cannelle : Consommée avec modération
- Curcuma : Attention en cas de conditions médicales spécifiques
- Gingembre : À éviter avec certains anticoagulants
La cannelle, notamment celle de la variété Cassia, contient de la coumarine, un composé pouvant perturber les enzymes hépatiques qui dégradent divers médicaments. Consommée à fortes doses sur le long terme, elle risque d'interagir avec l’efficacité des traitements médicaux.
Des recherches menées par des scientifiques de l’Université du Mississippi indiquent que certains composants de la cannelle peuvent modifier le fonctionnement des enzymes hépatiques, rendant le dosage des traitements moins fiable.
Le curcuma est reconnu pour ses propriétés antioxydantes. Cependant, la curcumine, sa substance active majeure, peut perturber la métabolisation des médicaments par le foie. Cela pose un risque accru pour les patients atteints de maladies comme le cancer ou la dépression, dont l'absorption des soins pourrait être compromise. Les risques sont plus significatifs avec des extraits concentrés de curcuma.
Le gingembre, couramment utilisé pour ses propriétés digestives, peut également avoir des effets néfastes lorsqu'il est pris avec des anticoagulants ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), augmentant le risque d'hémorragies. Il est aussi important de noter que le gingembre peut influencer la glycémie, ce qui pourrait poser des problèmes pour les personnes diabétiques.
Pour conclure, cela ne signifie pas qu’il faille éliminer ces épices de votre régime alimentaire. Il est conseillé de faire preuve de prudence et de discuter avec votre médecin de l’intégration de ces éléments dans votre alimentation, afin d’éviter toute interaction indésirable avec vos traitements.







