Riche en fibres solubles, en antioxydants et en éléments bénéfiques pour le système vasculaire, le chou de Bruxelles s'avère être un véritable atout pour abaisser naturellement le cholestérol.
D'après que des données de Santé publique France, environ 20 % des adultes souffrent d'un taux de cholestérol LDL, souvent qualifié de « mauvais », qui dépasse 1,6 g/l. Ce taux est considéré comme un signe d'hypercholestérolémie, un problème pouvant engendrer des risques cardiovasculaires significatifs. Cependant, cette condition peut être gérée par une alimentation appropriée et, si nécessaire, des traitements médicaux.
Quand on parle de lutter contre l'hypercholestérolémie, le chou de Bruxelles émerge comme un champion incontesté. Veronica Rouse, diététicienne et fondatrice du site The Heart Dietitian au Canada, explique pourquoi ce légume souvent négligé mérite d'être sur notre table. Elle rapporte que « ces légumes sont particulièrement riches en fibres solubles, qui aident à se lier au cholestérol dans l'intestin pour l'éliminer ». Environ 2 grammes de fibres solubles se trouvent dans une demi-tasse de choux de Bruxelles cuits. La National Lipid Association stipule qu'un apport quotidien de 5 à 10 grammes de ces fibres peut contribuer à une diminution palpable du cholestérol total et du LDL.
Des antioxydants puissants et des artères protégées
Outre leur richesse en fibres, les choux de Bruxelles sont également pleins d'antioxydants. Ces substances aident à neutraliser les radicaux libres, responsables du stress oxydatif, un des facteurs du vieillissement cellulaire et des maladies cardiovasculaires. « Ils renferment notamment de la quercétine et du kaempférol, des antioxydants prisés pour leur capacité à réduire inflammations et dommages oxydatifs », précise Veronica Rouse. De plus, une demi-tasse contient suffisamment de vitamine C pour répondre presque à la moitié des besoins quotidiens.
Manger des choux de Bruxelles régulièrement réduit les risques de mauvais cholestérol de 46 %
Une étude menée auprès de femmes âgées a démontré un lien direct entre la consommation de légumes crucifères et une diminution du risque d'athérosclérose. Les participantes qui mangeaient plus d'une demi-tasse de ces légumes par jour avaient un risque réduit de 46 % de développer des signes précoces de durcissement des artères. Les chercheurs attribuent ce résultat à l'interaction de divers composés bénéfiques présents, tels que flavonols, pectine et vitamine K.
Cependant, pour en bénéficier pleinement, il est essentiel de les intégrer régulièrement dans votre alimentation. « L’objectif est d'atteindre les 2,5 à 3,5 tasses de légumes recommandées par jour. Il ne s'agit pas seulement de consommer un aliment miracle mais d’adopter un régime alimentaire globalement plus végétal et équilibré », conclut Veronica Rouse.







