Vous vous interrogez sur le private equity, ou capital-investissement ? Un outil essentiel pour diversifier vos investissements.
Autrefois réservé aux initiés, le private equity séduit de plus en plus d’investisseurs particuliers. Qu’est-ce que cela implique ? Comment procéder ? Voici toutes les informations nécessaires.
Définition du private equity
Le private equity, ou capital-investissement, consiste à acquérir des parts dans des entreprises non cotées sur les marchés boursiers, en visant une plus-value lors de la revente, généralement dans un intervalle de 4 à 7 ans. Pour les investisseurs, il constitue une manière de diversifier leur patrimoine tout en profitant d’éventuels avantages fiscaux.
Cette forme de financement peut intervenir à différentes étapes de la vie d’une entreprise : depuis sa création jusqu'à sa cession.
Les diverses formes de private equity
On distingue plusieurs types d'interventions en capital :
1. Capital-amorçage ou "seed capital"
Intervenant généralement avant ou juste après le lancement d’une nouvelle entreprise, ce capital soutient les phases initiales telles que le développement de prototypes.
2. Capital-création ou "start-up"
Ce type d'investissement est réalisé lors des premiers pas d'une nouvelle entreprise, afin d’appuyer son développement initial.
3. Capital-développement
Il s’agit de financement dans des entreprises qui sont déjà établies et qui cherchent à renforcer leur croissance.
4. Capital-transmission
Ce terme désigne les investissements réalisés lors de la cession d'une entreprise, permettant ainsi une transition plus fluide.
À noter que ces formes d’investissement diffèrent du "venture capital", qui se concentre principalement sur les startups en phase de démarrage.
Types de fonds en private equity
Les fonds de capital-investissement se classifient en deux catégories : privés ou semi-publics. Voici les principales distinctions :
- Fonds communs de placement à risques (FCPR)
Ces fonds investissent au moins 50 % de leur capital dans des titres d’entreprises non cotées.
- Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI)
Ces fonds sont conçus pour investir 60 % minimum dans des sociétés innovantes et non cotées.
- Fonds communs de placement de proximité (FIP)
Les FIP concentrent leur investissement sur les PME régionales, avec 60 % minimum d’investissements dans ce type d’entreprise.
Les atouts du private equity
Investir en private equity présente plusieurs avantages. D'abord, les rendements peuvent être très attractifs : en 2022, malgré un marché difficile, les performances à long terme ont atteint 14,2 % par an sur 10 ans, selon France Invest.
Ensuite, le private equity permet de soutenir l'économie en offrant des fonds aux startups et PME pour favoriser leur croissance.
Par ailleurs, investir dans le private equity peut donner droit à des réductions fiscales, variant de 18 % à 30 % des sommes engagées, notamment lorsqu’il s’agit de FCPR.
Enfin, la gestion des investissements est déléguée à des fonds spécialisés, évitant ainsi aux investisseurs de se préoccuper de la sélection et de la gestion des entreprises.
Les risques associés au private equity
Le principal risque du capital-investissement reste la chance de perte en capital, liée à l’incertitude sur la croissance des entreprises du portefeuille. Il est crucial de garder à l’esprit que ces investissements nécessitent un engagement à long terme, souvent d’au moins 5 ans, afin de bénéficier des réductions d'impôts.
De plus, il est conseillé de ne pas nécessiter ces fonds à court terme pour éviter des désagréments en cas de besoin urgent.
Comment investir en private equity ?
Il existe plusieurs moyens d'investir en private equity, par exemple : un compte-titres, un PEA ou un compte PME-ETI, ainsi que par le biais de contrats d’assurance vie.
Le compte-titres vous permet de gérer vos investissements sur les marchés financiers sans plafond, contrairement au PEA, qui est limité à 150 000 euros, alors que le PME-ETI a un plafond de 225 000 euros.
L’assurance vie, quant à elle, offre une option de diversification via des unités de compte dans des fonds spécifiques. Un point à considérer est que si vous revendez avant 5 ans, une pénalité de 5 % sera appliquée.
Depuis 2019, il est également possible d'investir en private equity via un Plan d’Épargne Retraite (PER), qui permet des déductions fiscales intéressantes sur les sommes versées.
Bonnes pratiques avant d'investir
Avant de vous lancer dans le private equity, voici quelques recommandations :
- N’investissez que des montants que vous pouvez vous permettre de bloquer pendant 10 ans.
- Assurez-vous que cet investissement aligne vos objectifs fiscaux et votre appétit pour le risque.
- Ayez conscience des risques élevés concernant les pertes, l’illiquidité et la valorisation.
- Lisez attentivement les documents du fonds pour comprendre ses stratégies et résultats passés.
- Comparez les frais liés à différents fonds pour faire le meilleur choix.
En résumé, le private equity offre l’opportunité d’accéder à des rendements élevés, dissociés des fluctuations boursières. Toutefois, ces atouts doivent être mis en relief avec les risques et contraintes spécifiques à ce type d’investissement.







