Alors que la taxe foncière a connu une augmentation marquée en 2023, les récentes estimations laissent entrevoir une hausse plus modérée pour 2024. Les propriétaires peuvent-ils espérer un soulagement face à cette pression fiscale ? Détails et analyses d'un expert en fiscalité.
Comment se calcule la taxe foncière ?
La taxe foncière, qui s'applique tant aux particuliers qu'aux entreprises, est déterminée par deux éléments essentiels : la valeur locative cadastrale, ajustée chaque année, et le taux d'imposition, fixé par les conseils municipaux. Chaque année, la base de cette taxe est évaluée en fonction de l'indice des prix à la consommation, publié par l'Insee.
Une hausse plafonnée à 3,9 % ?
Pour 2024, la valeur locative cadastrale a été arrêtée à 3,9 %, bien en deçà des 7,1 % de l’année précédente. Cette modération est le reflet d'une inflation qui commence à ralentir. Néanmoins, Me Frédéric Teper, avocat en fiscalité, souligne qu'aucune garantie ne permet de confirmer que la hausse sera limitée à 3,9 %. En effet, les décisions des conseils municipaux, qui se déroulent en mars, auront un poids déterminant dans l'évolution de cette taxe.
Perspectives pour les propriétaires en 2024
Les municipalités, tout en ayant une certaine autonomie pour fixer leurs taux, doivent naviguer entre les exigences budgétaires et les préoccupations des citoyens, notamment en vue des prochaines élections municipales. Les prévisions actuelles laissent supposer que déjà 85 % des communes pourraient maintenir leurs taux ou ne pas augmenter significativement leur imposition. Toutefois, des exceptions subsistent, comme Paris, qui a imposé une hausse significative l'année précédente.







