Surprenantes et colorées, les plantes carnivores captivent par leur esthétique unique et leur incroyable capacité à capturer des proies. Que ce soit dans votre jardin ou à l'intérieur, leur étrangeté est un véritable spectacle vivant.
Une histoire fascinante
Ces plantes dites carnivores existent sur notre planète depuis environ 85 millions d’années. Par exemple, la dionée, plus connue sous le nom d'attrape-mouche, possède une mâchoire qui se ferme en moins d’une seconde, captivant ainsi petits et grands. Mais ne vous laissez pas tromper par cette espèce emblématique, car il existe plus de 500 variétés toutes capables d’attirer, capturer et digérer des proies.
La plupart des plantes carnivores poussent sur des sols pauvres, notamment en montagnes, tourbières ou marécages. Certaines, cependant, comme les épiphytes tropicaux, s’attachent aux branches d’arbres. Il est important de ne pas récolter ces plantes menacées dans la nature ; vous pouvez les acquérir dans des jardineries ou chez des pépiniéristes spécialisés pour un prix variant de 7 à 13 €.
Des exigences spécifiques
Pour s’épanouir, ces plantes requièrent une exposition maximale à la lumière. Le soleil est essentiel pour obtenir de belles couleurs végétales. Ainsi, vous pouvez les cultiver sur un balcon, une terrasse ou même dans une tourbière aménagée dans votre jardin. Attention, certaines espèces comme les sarracénies ou les droséras peuvent survivre à des hivers rigoureux.
À l'intérieur, placez-les près d’une fenêtre orientée à l’est ou à l’ouest durant l’été, et plein sud en hiver. En cas de faible luminosité, un éclairage spécifique pour aquariums peut être une solution. Les népenthès et céphalotus, nécessitant une humidité élevée, prospèrent mieux en terrariums ou serres.
Un repas délicat
Ces plantes, souvent qualifiées d'insectivores, obtiennent des oligoéléments et de l'azote de leur régime alimentaire particulier. Elles attirent les insectes grâce à leurs glandes à nectar et couleurs vives. Pour capturer leurs proies, les mécanismes varient : l’attrape-mouche referme ses mâchoires rapidement, tandis que le sarracénia barre la route avec des soies rigides. Le népenthès, quant à lui, piège ses victimes dans des urnes contenant un liquide digestif.
Il est à noter que suralimenter ces plantes peut leur être nuisible, entraînant pourrissement et nécrose, évitez donc de leur donner des morceaux de viande.
Des soins adaptés
Pour garder votre plante en bonne santé, arrosez-la avec de l'eau non calcaire, de préférence de l'eau de pluie. Pendant la période estivale, gardez la soucoupe remplie d'eau tandis que, de novembre à mars, un arrosage léger suffit. Sachez que la brumisation du feuillage est généralement à éviter.
Un apport d’engrais peut être effectué une fois par mois avec un engrais dilué pour orchidées. Lors des soins, n'oubliez pas de nettoyer régulièrement les feuilles desséchées et de vérifier la présence de nuisibles comme les pucerons.
Multiplication et entretien
Il est courant d’observer des jeunes pousses au pied de vos sarracénies ou droséras en été, que vous pouvez repiquer pour étoffer votre collection. Pour une méthode plus rapide, le bouturage des feuilles en été sur un lit de tourbe humide fonctionne bien avec certaines espèces, comme la dionée.
Enfin, pour garantir leur bien-être, un rempotage tous les trois à quatre ans dans un mélange de tourbe et perlite est recommandé, tout en utilisant des pots qui ne retiennent pas trop les sels minéraux.
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à visiter la Pépinière Carniflore à Pouldreuzic, où Catherine et Matthieu Jehanne partagent leur passion pour ces plantes fascinantes.







