La retraite est souvent l’occasion de réaliser des rêves inaccessibles par manque de temps ou d’énergie, transformant le troisième âge en un nouveau départ. Cependant, la santé peut s’affaiblir progressivement. Les individus ne sont pas tous égaux face à cette réalité, que ce soit à cause de mode de vie, de hasards de la vie ou de facteurs génétiques. Ainsi, tandis que certains conservent toutes leurs capacités mentales jusqu'à 90 ans, d'autres peuvent rencontrer des difficultés bien avant la soixantaine, avec des accidents ou maladies qui ne s'annoncent pas. Quand l'autonomie devient précarie et que le soutien des proches atteint ses limites, il est temps de envisager l'assistance professionnelle.
Choisir le maintien à domicile
Dans ce contexte, deux options s'offrent à nous, dépendant des ressources disponibles et du niveau d'autonomie de la personne concernée : un placement en EHPAD ou le choix du maintien à domicile avec aide. Pour ceux qui nécessitent une assistance quotidienne mais pas nécessairement une prise en charge totale, l'aide à domicile représente une alternative moins intrusive et plus respectueuse de leur autonomie. En 2014, 1,4 million de personnes en France ont bénéficié d’aides sociales pour compenser cette perte d’autonomie, telles que l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), qui varie selon le niveau de dépendance et les ressources de la personne aidée. Cet aide peut être utilisée pour recruter des services d’aides à domicile, offrant ainsi un soutien essentiel aux proches aidants tout en préservant leur temps de qualité ensemble.
Choix entre service mandataire et prestataire
Il est important de considérer que l'aide à domicile ne doit pas être vue comme un prélude à un EHPAD. De nombreuses personnes ont juste besoin d’un soutien léger qui peut perdurer des années. Deux modalités existent : le service prestataire et le service mandataire, chacune avec ses propres caractéristiques.
Service prestataire
Avec le service prestataire, l'organisme embauche directement l'aide à domicile. Cela décharge la personne aidée de toute gestion administrative, puisque le prestataire s'occupe de tout. Ce type de service est souvent mieux équipé pour répondre aux besoins des personnes vulnérables nécessitant un suivi régulier, même s’il ne s’agit pas d’un service médical. Toutefois, ces services peuvent être onéreux et ne garantissent pas la même aide chaque fois.
Service mandataire
Le service mandataire, quant à lui, agit comme un intermédiaire. La personne aidée devient l'employeur, ce qui lui offre plus de flexibilité, notamment le choix de son aide, qui est généralement la même, ce qui facilite l’établissement d’une relation de confiance. Ce service est souvent moins coûteux, mais cela implique aussi que l’utilisateur doit gérer les obligations d’employeur.
Pour explorer les diverses possibilités disponibles, il est conseillé de se tourner vers des institutions locales comme le centre communal d’action sociale (CCAS) ou des caisses de retraite.
Évaluer les besoins de la personne aidée
Bien que le cadre légal soit essentiel, la priorité reste d’assurer que l’auxiliaire de vie réponde aux besoins spécifiques de la personne. Le premier critère à évaluer est les compétences requises par l’auxiliaire. Quels types de soutien la personne nécessite-t-elle ? S’agit-il d’une aide aux courses, au ménage, ou d’une assistance avec des soins plus complexes, comme la gestion de médicaments ou le suivi médical ? Il est également important de prendre en compte les horaires de disponibilité.
Ensuite, il est primordial d’établir un bon contact humain. Des rencontres préalables ou des périodes d’essai peuvent aider à déterminer l’alchimie entre l’auxiliaire et la personne aidée, favorisant ainsi une collaboration harmonieuse et durable.
Questions à poser avant le choix final
Pour s’assurer de la compatibilité du service avec les besoins, il est conseillé de poser plusieurs questions. Vérifiez si le service possède un agrément, ce qui est crucial pour assurer une qualité de service, et si l'intervenant a des qualifications nécessaires. Renseignez-vous également sur d'autres offres, comme un partenariat avec des services de soins médicaux, et sur la gestion des remplacements en cas d'absence de l’auxiliaire. Enfin, abordez des spécificités concernant les maladies éventuelles ou les préférences culturelles. N'oubliez pas que l’aide à domicile sera en contact étroit avec votre proche, et il est essentiel de ne pas négliger ce choix.







