Un récent rapport de la Caisse Nationale de l'Assurance Maladie (CNAM) soulève des inquiétudes majeures concernant une possible diminution des remboursements pour des soins cruciaux tels que les cures thermales et les lunettes. Avec 60 propositions formulées pour contrer un déficit croissant, le gouvernement se prépare à voter ces changements le 3 juillet prochain.
Alors que la population vieillit et que le nombre de maladies chroniques augmente, la situation financière de la Sécurité sociale devient préoccupante. En 2024, le déficit de l'Assurance maladie devrait atteindre 13,8 milliards d'euros, et pourrait grimper jusqu'à 18 milliards l'année suivante si aucune mesure n'est prise. Pour tenter d'assainir les comptes, un objectif d'économie de 4 milliards d'euros d'ici 2026 a été fixé, amenant ainsi la CNAM à envisager des modifications des remboursements.
Restructuration des Affections de Longue Durée (ALD)
La CNAM prévoit de modifier le dispositif des Affections de Longue Durée, qui pourrait voir le nombre de Français concernés doubler d'ici 2035. Actuellement, tous les soins liés à l'ALD sont remboursés à 100 %. En réponse à cette pression financière, la CNAM propose de restreindre le périmètre des traitements couverts et de revoir les critères d'éligibilité, en excluant certains cas tels que la rémission du cancer ou des risques chroniques comme l'hypertension et le diabète de type 2.
Suppression du remboursement intégral pour les cures thermales
Une autre proposition soumise par la CNAM envisage de revoir le remboursement des cures thermales, actuellement couvertes à 100 % pour les ALD et entre 65 % et 70 % pour les autres. Bien que le président de la CNAM ne souhaite pas un déremboursement total, il interroge la légitimité de la prise en charge intégrale par la collectivité, en se basant sur des rapports récents qui suggèrent une refonte de cette aide.
Modification du renouvellement des lunettes
En plus de ces propositions, la CNAM envisage également de changer la fréquence à laquelle les Français peuvent renouveler leurs lunettes, actuellement tous les deux ans sans nouvelle prescription. Bien qu'aucune durée précise n'ait encore été évoquée, cette décision pourrait avoir un impact sur l'accessibilité des soins visuels pour de nombreux assurés.
Les implications de ces mesures restent à voir, mais elles soulèvent des préoccupations quant à l'avenir des soins remboursés en France. Alors que le gouvernement s'engage dans un plan d'économies de 1,7 milliard d'euros pour la santé, les préconisations de la CNAM semblent posées pour un examen minutieux dans les mois à venir.







