Une étude récente menée par des chercheurs australiens a mis en lumière les dangers d'une carence en vitamine D, révélant un risque accru de mortalité toutes causes confondues. En effet, cette vitamine joue un rôle crucial dans le fonctionnement optimal de notre organisme.
Les fonctions essentielles de la vitamine D
La vitamine D est considérée comme une molécule multifonctionnelle, intervenant dans l'activation d'environ 3 % de nos gènes. Elle renforce notre squelette, tonifie les muscles et est associée à la prévention de plusieurs maladies, telles que la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), le diabète et le surpoids. De plus, elle pourrait aussi jouer un rôle protecteur contre le déclin cognitif.
Un constat alarmant : des carences fréquentes
Puisque le corps humain ne peut pas synthétiser la vitamine D par lui-même, il est essentiel de s'exposer régulièrement aux rayons UV du soleil. Les recommandations sanitaires préconisent un apport quotidien de 800 UI. Cependant, une étude récente a révélé que près de 75 % des personnes âgées de plus de 65 ans en France souffrent d'une carence en vitamine D.
Dans cette étude, les chercheurs de l'Université d'Australie-Méridionale, ayant analysé les données de plus de 300 000 individus du Royaume-Uni sur une période de dix ans, ont constaté que les personnes ayant un taux de vitamine D de 25 nmol/L présentaient un risque de mortalité 36 % plus élevé que celles dont le taux atteignait 50 nmol/L.
Supplémenter : une solution envisageable
Les résultats de l'étude suggèrent que le sur-risque de mortalité lié à une carence en vitamine D peut être atténué par une supplémentation. Les chercheurs recommandent aux personnes ayant un taux inférieur à 50 nmol/L d'augmenter leur apport, précisant que cette démarche est d'autant plus cruciale durant l'hiver ou pour celles vivant dans des régions où l'ensoleillement est insuffisant.
Source : Annals of Internal Medicine.







