Il a été récemment établi qu'après 60 ans, les seniors prenant des médicaments contre les maladies cardiovasculaires, comme les statines, devraient envisager une supplémentation en vitamine D. Cette approche pourrait réduire significativement le risque d'infarctus, selon une vaste étude conduite par le Queensland Institute of Clinical Research en Australie.
Une étude significative
Menée entre 2014 et 2020, cette recherche a impliqué 21 315 Australiens âgés de 60 à 84 ans. Les participants ont été répartis aléatoirement en deux groupes : l’un recevait une capsule contenant 60 000 UI de vitamine D, tandis que l'autre recevait un placebo. Tous ont pris leur gélule mensuellement pendant cinq ans, et les chercheurs ont suivi les événements cardiovasculaires durant sept ans.
Les résultats prometteurs
- Les événements cardiovasculaires majeurs ont diminué de 9 % chez ceux prenant la vitamine D par rapport au placebo.
- Le taux de crise cardiaque a été réduit de 19 % dans le groupe vitamine D.
- Une baisse de 11 % a également été observée pour les procédures de revascularisation coronarienne.
Cependant, l'étude n'a pas révélé de différences significatives dans les taux d'accidents vasculaires cérébraux entre les deux groupes. Bridie Thompson, l'auteure principale, souligne que cet effet protecteur semble plus marqué chez ceux prenant déjà des médicaments cardiovasculaires.
Un besoin urgent de recherches supplémentaires
Les chercheurs appellent à réaliser d'autres études ciblées pour mieux comprendre le lien entre la vitamine D et la santé cardiaque chez les seniors utilisateurs de traitements médicaux spécifiques. Ces résultats pourraient bouleverser les recommandations actuelles en matière de complémentation vitaminique et offrir un nouvel espoir pour la prévention des crises cardiaques.







