Le dispositif de la retraite progressive se transforme à partir du 1er septembre, permettant ainsi aux travailleurs de réduire leur charge hebdomadaire de 40 à 80 %. Ce changement significatif, qui abaisse l'âge d'accès à la retraite progressive à 60 ans au lieu de 62 ans, a été officialisé par un décret publié le 23 juillet dernier au Journal officiel. Ce décret découle d'accords établis à l'automne 2024 entre le Medef, représentant des employeurs, et les syndicats CFDT et CFTC, visant à améliorer l'emploi des seniors.
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Qui est concerné par la retraite progressive à 60 ans?
Certaines catégories d'assurés bénéficient de ce nouveau dispositif. Cela inclut les travailleurs du régime général, les fonctionnaires de l'État, ainsi que les salariés et non-salariés agricoles. Les professions libérales, y compris les avocats, sont également concernées. Ce dispositif est donc une excellente nouvelle pour ceux souhaitant adapter leur fin de carrière tout en continuant à cotiser pour leur retraite. Toutefois, en cas de travail à temps plein, une approbation de l'employeur est nécessaire pour réduire le temps de travail. Le Medef précise que les critères de refus sont désormais plus clairs et que les employeurs doivent justifier leur décision.
Comment bénéficier de la retraite progressive?
Auparavant, il n'était possible d'accéder à la retraite progressive que deux ans avant l'âge légal de départ. Désormais, à partir du 1er septembre, tous les assurés âgés de 60 ans peuvent en faire la demande, à condition d’avoir cotisé pendant au moins 150 trimestres, soit environ 37,5 ans. La demande devra être effectuée au plus tôt 5 mois avant la date désirée, ce qui permet d’obtenir un calcul prévisionnel de la pension et d'estimer le montant de la retraite progressive. Bien que cette mesure soit une avancée, son adoption reste limitée : selon l'Assurance retraite, seuls 31 368 retraités étaient en retraite progressive à la fin de l'année 2024, représentant moins de 0,5 % des départs à la retraite. La ministre du Travail a également souligné l'importance de permettre des transitions plus douces en fin de carrière, au lieu du traditionnel choix binaire entre temps plein ou arrêt total du travail.
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