Vous avez sûrement remarqué que le vin n'est jamais servi dans des verres ordinaires. Jamy Gourmaud nous éclaire sur les raisons qui sous-tendent cette pratique, ancrée dans notre culture.
Sur une table dressée, les verres sont indissociables des assiettes et des couverts. Contrairement à l'eau, le vin est systématiquement servi dans des verres à pied. Si l’élégance est évidente, cette tradition remonte au Moyen Âge et est riche en enjeux historiques. Jamy Gourmaud, passionné par les origines de nos coutumes, nous partage des faits fascinants sur ce choix.
Origine du verre à pied : une tradition italienne
Ces verres ont vu le jour sur l'île de Murano, près de Venise. Les artisans verriers y ont développé un design qui permet aux dégustateurs d'apprécier la couleur du vin, contrastant avec les gobeleterie en cuivre, peu favorables à l’expérience de dégustation. En France, au XVIIe siècle, ce type de verre est devenu populaire en réponse à une série d'empoisonnements parmi l'aristocratie. En tenant le verre par sa tige élancée, le risque de contamination par le serveur était considérablement réduit, et cette pratique s'est ancrée dans nos rituels.
Les avantages pratiques du verre à pied
Mais au-delà de l’histoire, il y a une dimension pratique. Un verre classique, tenu à pleine main, transmet la chaleur de la peau au contenu, altérant ainsi ses qualités. Le verre à pied, quant à lui, permet aux amateurs de vin de faire tourner la boisson, favorisant une oxygénation optimale. En effet, cela aide à « ouvrir » le vin, une étape essentielle pour libérer toute sa richesse aromatique.
Un symbole à la table
Ainsi, le verre à pied n'est pas qu'un simple élément esthétique ; il fait partie intégrante de la dégustation. En savourant un vin, souvenez-vous de ces anecdotes qui embellissent vos repas. Chaque verre à pied illustre une histoire, et chaque histoire mérite d'être célébrée.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.







