Dans le cadre de la lutte contre le gaspillage alimentaire et les dangers d'infections, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont développé un capteur innovant. Ce dispositif, destiné à être intégré dans les emballages alimentaires, pourrait révolutionner le suivi de la fraîcheur des produits.
Récemment, cette invention a vu le jour après le démantèlement d'un trafic de viande de cheval non comestible. Le capteur, basé sur des nanotubes de carbone, peut efficacement détecter le processus de décomposition de la viande et alerté les consommateurs sur sa consommation.
Comment fonctionne le capteur ?
Le mécanisme repose sur l'analyse des gaz libérés par la viande en décomposition. Lorsque la viande pourrit, elle émet des amines, comme la putrescine et la cadavérine, toutes deux responsables d'une odeur désagréable. Les nanotubes de carbone, grâce à leur sensibilité chimique, modifient leur résistance électrique en réaction à ces composés, permettant ainsi une détection précise de l'état de la viande.
Avantages et futur de la technologie
Déjà testé avec succès sur plusieurs types de viandes, tels que le porc, le poulet, la morue et le saumon, ce capteur se distingue par sa taille réduite et son coût de fabrication modique, selon Timothy Swager, professeur de chimie au MIT. En plus d’être inséré dans les emballages, il pourrait également communiquer avec un smartphone pour alerter directement les consommateurs.
Timothy Swager souligne que de nombreux aliments peuvent être jetés sans raison valable. Ce capteur pourrait réduire considérablement le gaspillage alimentaire et minimiser le risque d'intoxications liées à la consommation de viande mal conservée.







