Les habitudes alimentaires prises durant l'enfance jouent un rôle crucial dans notre santé cognitive future, affirment des chercheurs. Cette étude britannique, présentée à l'American Society for Nutrition et relayée par le Guardian, met en lumière l'impact significatif de l'alimentation sur notre bien-être mental jusqu'à l'âge de 70 ans.
Une alimentation précoce essentielle
Il est souvent souligné que la nutrition est fondamentale pour une bonne santé, mais les chercheurs insistent sur le fait que l'alimentation doit être envisagée sur toute la vie. Les résultats suggèrent qu'un lien existe entre l'alimentation d'enfance et la déclin cognitif lié à l'âge.
Pour cette étude, 3059 adultes britanniques ont été suivis depuis l'enfance grâce à la National Survey of Health and Development. Les chercheurs ont pu établir des corrélations entre leurs régimes alimentaires à différents moments de leur vie et leur évolution cognitive. Ils révèlent que seulement 8% des individus ayant une mauvaise alimentation durant l'enfance ont conservé une bonne fonction cognitive en vieillissant. En revanche, chez ceux ayant suivi un régime équilibré, seulement 7% ont présenté des déficits cognitifs. Plus la capacité cognitive est optimale, plus l'indépendance au-delà de 70 ans est probable, notent les experts. Près d’un quart des participants soumis à un régime peu équilibré ont commencé à montrer des signes de démence à 70 ans.
Les bienfaits d'une bonne nutrition durant l'enfance
Les résultats incluent également une observation pertinente : l'alimentation durant l'enfance a des répercussions sur les choix alimentaires à l'âge adulte. Quatre groupes alimentaires ressortent comme essentiels : les haricots, les légumes verts à feuilles, les céréales complètes et les fruits entiers. Ceux qui affichent les meilleures capacités cognitives sont ceux ayant consommé des légumes, des fruits, des légumineuses, et des céréales complètes, tout en limitant leur apport en sucres ajoutés, en sodium et en céréales raffinées.
Kelly Cara, de l’université Tufts, souligne : "Ces premières conclusions confirment les recommandations en matière de santé publique : il est crucial d’établir de bonnes habitudes alimentaires dès le plus jeune âge pour favoriser une santé optimale tout au long de la vie."







