Profiter d'une cheminée crépitante est un plaisir hivernal, mais il implique des obligations d'entretien auxquelles il ne faut pas se soustraire. Le ramonage n'est pas qu'une formalité : il réduit les risques d'incendie et d'intoxication, améliore le rendement du chauffage et répond souvent à des exigences réglementaires et contractuelles.
Pourquoi ramoner ?
Au fil des usages, les conduits accumulent suies, goudrons et dépôts qui favorisent la formation de dépôts combustibles et diminuent l'évacuation des fumées. Un tubage sale augmente le risque d'incendie de cheminée et d'intoxication au monoxyde de carbone. En outre, un conduit propre améliore le rendement énergétique et limite les émissions polluantes.
Quelles obligations et quelle fréquence ?
Les fréquences recommandées varient selon le type de combustible et les prescriptions locales :
- chaudières et inserts au bois ou au charbon : généralement deux ramonages par an, dont un pendant la période de chauffe ;
- appareils au gaz : au moins un ramonage ou contrôle par an, souvent exigé par l'assureur ;
- autres combustibles ou installations spécifiques : suivez les recommandations du fabricant et les arrêtés municipaux.
Au-delà des recommandations générales, des arrêtés locaux (commune ou préfecture) et les clauses du contrat d'assurance peuvent imposer des obligations supplémentaires. Le bail peut aussi préciser qui, du locataire ou du propriétaire, prend en charge le ramonage.
Qui intervient et quelles preuves conserver ?
Le ramonage doit être réalisé par un professionnel qualifié ou, dans certains cas, par le propriétaire lui-même si les règles locales l'autorisent. Après l'intervention, l'artisan remet généralement une attestation ou une facture mentionnant la date et la nature de l'opération. Ce document est utile en cas de sinistre : sans preuve de ramonage, l'assureur peut réduire ou refuser l'indemnisation.
Précautions pratiques : gardez les attestations, prévenez votre assureur si nécessaire, et planifiez l'entretien avant la haute saison de chauffe. Pensez aussi à l'aération des locaux et à l'utilisation de combustibles adaptés pour limiter la formation de dépôts.
En respectant ces règles simples, vous protégez votre habitat, votre famille et votre portefeuille tout en optimisant le fonctionnement de votre installation de chauffage.







