Les punaises de lit font des ravages en cette rentrée 2023. Selon l'Anses, 1 Français sur 10 est susceptible de les rencontrer chez lui. Mais lorsque le problème survient au sein d'une copropriété, qui en supporte le coût ?
C’est un véritable cauchemar pour de nombreux habitants. En places publiques, dans des cinémas ou encore dans des hôpitaux, les punaises de lit sont omniprésentes. Ainsi, il est crucial d'agir rapidement pour éviter qu'elles ne s'invitent chez vous. Bien que diverses méthodes exterminatrices soient disponibles, certaines peuvent entraîner des dépenses considérables. Qui doit donc s'acquitter des frais lorsque l'infestation concerne un espace commun ? Éclaircissons ensemble les responsabilités en la matière.
Copropriété : qui doit s’en débarrasser ?
Le syndicat de copropriété Cotoit souligne trois cas distincts pour déterminer qui doit assumer les coûts de désinfection :
- Lorsque l'infestation touche les parties communes de l'immeuble, les frais de désinsectisation sont à la charge de la copropriété. Dans ce cas, le montant des produits utilisés peut être inclus dans les charges locatives.
- Si un seul copropriétaire en est victime, il doit se charger des frais pour traiter son logement.
- Concernant un appartement en location, il incombe au locataire d'informer son propriétaire, qui devra faire appel à un professionnel. Les coûts seront alors à sa charge.
Rappel important : la loi Elan (Article 142) stipule que "le bailleur doit fournir un logement décent, exempt de nuisibles et en sécurité pour la santé des locataires."
Punaises de lit : que faire si l'infestation touche tout l’immeuble ?
Bien que cela soit relativement rare, des infestations généralisées peuvent survenir dans un immeuble. Dans ce cas, si la copropriété mandate un professionnel, les frais peuvent bénéficier d'une mutualisation entre les propriétaires. L'évaluation des coûts se fera proportionnellement aux appartements traités, hors des charges de copropriété. Dans les cas extrêmes, les dépenses de désinsectisation pourraient être affectées aux charges collectives. Si la prolifération provient d'un appartement spécifique dont le propriétaire reste inactif, une action légale peut être envisagée.
En cas de propagation non maîtrisée des punaises dans les parties communes, le syndicat des copropriétaires pourrait être tenu responsable, conformément à l'article 14 de la loi du 10 juillet 1965, pour tout dommage engendré aux copropriétaires ou aux tiers.







