Faire un don d'argent de son vivant est une pratique répandue en France. Que ce soit un chèque ou des billets pour célébrer un événement, les occasions ne manquent pas. Qu'est-ce qu'un don d'argent ? Qui doit être informé et comment s'y prendre ? Explorons ces questions.
Définition du don d'argent
Le don d'argent désigne la transmission de fonds librement et sans contrepartie. On distingue deux types de dons : le don d'argent lors d'événements particuliers, considéré comme un cadeau, et le don manuel, qui a une valeur juridique plus significative. Ce dernier peut être destiné à des membres de la famille, à des amis proches ou à des associations. Un don manuel peut inclure non seulement de l'argent, mais aussi des biens matériels tels que des bijoux ou des œuvres d'art. Pour les biens immobiliers, un acte notarié est requis.
Différences entre donation et legs
Il est crucial de différencier le don d'argent, la donation, et le legs. La donation est un acte juridique plus complexe nécessitant un acte notarié et respectant la réserve héréditaire. Elle peut être effectuée en pleine propriété ou démembrement. Quant au legs, il s'agit d'une disposition testamentaire qui permet de transmettre tout ou partie de son patrimoine après décès. Il existe différents types de legs, dont le legs particulier et le legs universel.
Obligations fiscales liées aux dons d'argent
Les dons d'argent, en particulier les présents d'usage, ne nécessitent pas de déclaration si les montants sont raisonnables. Toutefois, pour les dons manuels d'un montant élevé, une déclaration est requise. Le donataire doit déclarer le don dans un délai d'un mois après sa réception. La déclaration peut se faire en ligne via impôts.gouv ou par voie postale, selon certaines modalités.
Exonérations fiscales possibles
Les dons d'argent peuvent bénéficier d'exonérations fiscales, sous certaines conditions. Les abattements varient selon les liens de parenté entre le donateur et le donataire. Les abattements incluent :
- 31 865 € pour les enfants et petits-enfants,
- 80 724 € pour un époux ou conjoint pacsé,
- 15 932 € pour un frère ou sœur.
Ces exonérations permettent de réduire voire d'éliminer les droits de donation. Par ailleurs, faire un don à une association reconnue d'utilité publique offre une réduction d'impôt pour le donateur.







