Début octobre, le gouvernement a annoncé une décision qui ne réjouit pas des millions de retraités : le report de la revalorisation des pensions de retraite au 1er juillet 2025. D'ordinaire, cette révision, basée sur l'inflation, a lieu chaque 1er janvier. Ainsi, les assurés vont devoir attendre six mois supplémentaires pour voir leurs pensions augmenter, ce qui pourrait représenter un manque à gagner très significatif. L'État table sur des économies de près de 4 milliards d'euros grâce à cette mesure.
Les régimes impactés par cette décision
Cette annonce concerne non seulement le régime général, qui regroupe plus de 16 millions d'assurés, mais également le régime des travailleurs indépendants, tel que les artisans et commerçants, touchant environ 2,2 millions de personnes. Des régimes spéciaux sont également affectés :
- Régime des marins (Enim)
- Service des retraites de l'État (SRE) pour les fonctionnaires et militaires
- CNRACL pour les agents des collectivités
- Fonds spécial des pensions des ouvriers d'État (FSPOEIE)
- CPR pour le personnel de la SNCF
- CNIEG pour les secteurs électriques et gaziers
Des répercussions pour l'Ircantec
Les retraités de l'Ircantec, anciennement contractuels de la fonction publique, vont faire face à une double peine : un report non seulement pour leur pension de base, mais aussi pour celle de leur retraite complémentaire. Cette situation touchera environ 2 millions de personnes, avec des revalorisations programmées pour fin juillet 2025. En revanche, le régime Agirc-Arrco, destiné aux salariés du secteur privé, ne changera pas son calendrier et revalorisera ses pensions de 1,6 % dès le 4 novembre prochain, apportant ainsi un certain soulagement à ses 15 millions d'assurés.
Enfin, il est à noter que la revalorisation des pensions de réversion, versées aux veufs et veuves, sera également reportée à juillet 2025, n’épargnant pas ce groupe vulnérable.







